Interview des fondateurs du site Avenue des investisseurs


Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous présenter une interview des créateurs du site internet Avenue des investisseurs. Les fondateurs m'ont contacté et proposé un article sous forme d'interview. J'ai trouvé l'idée excellente : il faut toujours croiser les points de vue et s'enrichir d'informations de sources variées. Donc si vous avez aussi envie de partager vos analyses et points de vue autour de l'économie et la finance, n'hésitez pas à me contacter via le formulaire dans la barre latérale.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter, notamment votre formation et votre parcours professionnel et personnel ?

Nous avons créé le site Avenue des investisseurs (ADI) début 2018 en associant nos compétences et nos goûts autour d’une passion commune : l’investissement.

Nicolas est diplômé en finance-comptabilité, il travaille en finance et s’intéresse particulièrement aux placements dits bon père de famille : assurance-vie, immobilier, etc. Ludovic est chercheur et travaille dans le secteur des biotechnologies et il s’intéresse surtout à la bourse.

Pouvez-vous nous parler un peu de votre site Avenue des investisseurs ? Quel est l’objectif de votre site web ? Est-ce que vous réfléchissez à des évolutions aussi bien sur le fond que la forme ?

ADI vise à vulgariser la finance personnelle, pour expliquer l’investissement simplement et que ce soit accessible au plus grand nombre : des plus jeunes aux plus anciens, des plus modestes aux plus riches. Nous souhaitons apporter une éducation financière pour que les Français fassent des choix de placement et d’investissement raisonnés, c’est notre ambition : mieux épargner et investir pour vivre mieux.

Depuis plus de 10 ans que nous investissons à titre personnel, nous avons beaucoup appris et nous avions à cœur de partager nos connaissances, d’abord avec nos proches puis avec le plus grand nombre via le site. Ainsi, Avenue des investisseurs ne se contente pas de faire des comparatifs d’assurance-vie ou de banque, mais avant tout donne un guide de l’épargne : comment bien placer (notions d’allocation patrimoniale, d’horizon de placement, de diversification, etc.), comment investir en immobilier, comment investir en bourse, est-ce utile de défiscaliser et comment, etc.

ADI est en évolution constante : les retours des lecteurs sont très encourageants et cela nous motive à publier régulièrement de nouveaux articles pour toujours mieux informer (on se rend compte que le sujet est vaste et profond !) et nous comptons mettre en place une newsletter.

Un récent sondage montre que 73 % français considère l’or comme un bon investissement refuge pour son épargne. De plus, depuis de longues années maintenant, les études montrent que les français sont plutôt frileux vis-à-vis des placements en bourse. Pensez-vous qu’en France, les particuliers sont de bons investisseurs ? Que faudrait-il faire et développer pour améliorer l’investissement des particuliers ?

Bonne question, il y aurait beaucoup à dire et à faire. Car malheureusement les Français sont réputés être de piètres investisseurs (fâcheuse tendance à stocker sur livret A et compte courant même à long terme et à mal investir en immobilier) et les études internationales le prouvent (mauvaise compréhension de l’économie et de la finance basique). La faute à une éducation financière inexistante. Et puis les Français se reposent beaucoup sur notre système de retraite par répartition (excès de confiance ?). Notre site cherche à apporter sa modeste pierre à l’édifice.

Il serait bon d’inscrire au programme au lycée un cours d’économie domestique pour inculquer quelques notions fondamentales (tenir son budget et ne pas dépenser plus que ses revenus, se dégager une capacité d’épargne, les placements, les rendements, la diversification, etc.) et sensibiliser aux risques (les crédits pour investir versus crédits consommation, les placements atypiques et pièges sur internet, etc.). Par ailleurs, il faut distiller un bon état d’esprit : il serait bon aussi que nos médias et hommes politiques cessent de diaboliser la bourse et les actionnaires, alors qu’ils sont utiles à l’économie (dans le même temps ils déplorent que nos sociétés françaises se fassent racheter par des étrangers, ce n’est pas cohérent alors que l’on n’encourage pas l’actionnariat français). Ceci dit, il y a des initiatives qui vont dans le bon sens : à Paris, la Cité de l’économie ouvre ses portes à partir de juin 2019 pour apporter une culture économique et financière à ses visiteurs.

Les épargnants français considèrent toujours l'or comme une bonne valeur refuge

Quant à l’or, si on peut le voir comme un placement refuge, nous le voyons plutôt comme une sorte d’assurance. Mais il ne faut pas oublier que l’or ne délivre pas de rendement (ni loyer, ni intérêts, ni coupon, ni dividende) et que c’est purement spéculatif : on ne peut compter que sur la plus-value (et les cours sont plutôt atones depuis plus de 10 ans).

Lyxor a sorti en début d’année un nouveau tracker obligataire, le premier éligible au PEA. Que pensez-vous de ce nouveau produit ? Est-ce intéressant pour un investisseur particulier ?

Dans PEA, il y a A pour actions. Alors c’est original de pouvoir investir en obligations au sein du PEA. Pour investir en obligations, nous continuons à penser qu’il n’y a rien de mieux que les fonds euros dans le cadre de l’assurance-vie.

D’une manière générale, nous sommes partisans de l’investissement simple : ce que l’on souhaite sécuriser va en fonds euro de bonnes assurances-vie, et ce que l’on souhaite dynamiser et investir à long terme va en trackers sur un PEA ou en immobilier. Ainsi, on diversifie sur les actifs (obligations, actions et immobilier) selon son horizon de placement et son allocation patrimoniale, et en profitant des meilleures niches fiscales françaises (PEA, assurance-vie et résidence principale).

L’investissement passif au travers des ETF ayant de faibles frais de gestion connait un succès grandissant depuis une dizaine d’années maintenant. Certains analystes mettent en avant le risque que représente la gestion passive : forte concentration sur certaines valeurs, trop forte corrélation entre certains actifs, les marchés ne sont pas toujours efficients, etc. Pensez-vous que le succès grandissant de la gestion passive pourrait représenter un nouveau danger pour les marchés, et les rendre (paradoxalement) moins efficients ?

Effectivement, les trackers séduisent de plus en plus les investisseurs en bourse. C’était déjà le cas aux Etats-Unis depuis longtemps, et succès grandissant en France (et bien mérité) depuis quelques années.

Les trackers représentent-ils un danger pour les marchés ? Vous soulevez une question intéressante. Certains économistes s'inquiètent du poids grandissant des ETFs et craignent que cela nuise à l'efficience des marchés. Actuellement, nous pensons que les fonds de gestion active et les investisseurs en direct constituent encore une part importante des acheteurs et qu'ils assurent l'efficience des marchés. Si on essaie de raisonner à moyen/long terme, supposons que l'on arrive à une situation où le poids des ETF entraînerait des valorisations farfelues pour certaines entreprises, notamment en cas de marchés boursiers chahutés et volatils. À ce moment, les analystes et les stock-pickers pourraient tirer parti de cette inefficience en se concentrant les fondamentaux des entreprises (chiffre d'affaires, bénéfices, perspectives de croissance, etc.) pour générer de la surperformance.

Ainsi, les fonds de gestion actifs sachant analyser les anomalies de valorisation pourraient trouver un regain de popularité et à nouveau attirer des investisseurs. À terme, on peut donc penser qu'il devrait exister un équilibre entre gestion passive et active.

Quel est votre sentiment de marché sur les actions pour 2019 et 2020 ? Quels seront les grands sujets à surveiller (guerre commerciale, les nouvelles technologies, etc.) ?

On ne s’aventure pas à faire des pronostics boursiers : trop casse-gueule et nous n’avons pas de boule de cristal. Nombreux sont les professionnels à crier à la bulle depuis des années, et pourtant les marchés grimpent de plus belle (à part une baisse de type respiration de marché de moins de 10 % fin 2018, vite rattrapée début 2019). Nous avons beau surveiller les nouvelles (conflits, ruptures technologiques, etc.), il y a constamment des nouvelles stressantes donc toujours constamment matière à chahut des marchés.

Les marchés financiers sont constamment chahutés par l'actualité

Aussi, nous ne dévions pas de notre stratégie : on recommande de rester investi selon son allocation patrimoniale, qui dépend elle-même de son horizon de placement et de sa tolérance au risque. Pour Nicolas par exemple, cela se traduit par un budget risque de 20 % en actions, par tous les temps (phases euphoriques ou phases désespoir des marchés). Ainsi cela revient à alléger quand les marchés ont monté pour retourner à 20 % actions, et à renforcer le portefeuille quand les marchés ont baissé pour revenir à 20 % actions. Autrement dit, naturellement avec cette méthode on vent haut et on rachète bas et on reste constamment collé à son allocation patrimoniale.

Que pensez-vous du marché immobilier en France, notamment en cette période de taux d’emprunt au plus bas historique ? Est-ce qu’il faut continuer à saisir ces opportunités ?

Les taux bas ne doivent pas être un prétexte pour s’endetter et acheter tout et n’importe quoi. On assiste à une surchauffe à Paris et les plus grandes villes Françaises et on se méfie. Bulle ou pas bulle ? Toujours est-il que les taux bas ont provoqué une bulle des liquidités qui a alimenté les prix dans les grandes villes.

Donc profitons des taux bas d’accord, mais tout en étant toujours vigilant sur la rentabilité de l’investissement immobilier en se posant les bonnes questions : le bien est-il en bon état ? Demande locale solvable ? Comment optimiser le montage fiscal (Location Meublée Non Professionnelle) ?Quel sera mon cashflow (autofinancement) ? Le rendement brut et net ? Les perspectives de valorisation du bien dans ce quartier et cette ville ? Bref, il faut toujours faire ses devoirs.

Enfin, un petit dernier mot sur le Bitcoin et les cryptomonnaies : quelle est votre opinion sur ces nouveaux actifs financiers ?

Nous sommes très réservés sur les cryptomonnaies en général. Nous les plaçons dans la catégorie des investissements exotiques, qui ne doivent pas peser plus de 5 % du patrimoine d’un ménage. Cela n’a pas empêché Nicolas d’en acheter (via le compte-titres ordinaire) en guise d’assurance tel de l’or, mais en connaissance de cause : c’est très spéculatif, alors moins de 1 % de son patrimoine, car cela peut valoir 0 demain tout comme s’envoler très haut, l’avenir nous le dira.
Un grand merci à Nicolas et Ludovic pour avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Mon bilan après 5 ans avec une banque en ligne

Très satisfait de ma banque en ligne Fortuneo

Voilà maintenant 5 ans que j'utilise avec mon épouse une seule banque en ligne pour toutes nos dépenses : Fortuneo. Nous y logeons de plus nos assurances-vie, nos livrets A et LDDS ainsi que nos deux PEA et PEA-PME. Et nous le regrettons absolument pas, bien au contraire !

Tout d'abord, niveau qualité du service, nous n'avons connu aucun problème. J'ai déjà contacté le service client directement via la messagerie en ligne pour des questions sur l'ouverture d'assurance-vie ou de livrets pour mes enfants, et j'ai eu mes réponses très rapidement. De plus, je n'ai jamais été harcelé par le service client ni par des partenaires pour me vendre d'autres services.

Quant à l'interface du site pour gérer son compte, il est clair que ce n'est pas le plus beau esthétiquement mais c'est simple et efficace. Rapide et très rarement en maintenance, c'est un bon point vu que vous allez devoir tout faire en ligne. Vous pouvez gérer vos plafonds de paiement de cartes de crédits, consulter les tarifs, ouvrir des livrets, échanger avec la banque, consulter vos documents administratifs, etc.

Le tarif, lui, est quasiment imbattable. Concernant la gestion quotidienne, nous avons 2 cartes Gold et comme vous pouvez le voir, depuis 2014, les frais annuels n'ont pas bougé d'un centime. Je paye donc seulement 30 euros tous les ans pour assurer mes deux moyens de paiement (Mastercard Gold pour mon épouse et moi-même). Autrement, il n'y aucun autre frais cachés ! Nous pourrions passer à la gamme supérieure de cartes (Mastercard Platinum) sans aucun frais non plus. Sachez qu'avec une Gold ou une Platinum, vous bénéficiez de plafonds de paiement très élevés, des assurances sur vos voyages ou quand vous skiez ainsi que de services particuliers payant à la demande (conciergeries, fleuristes, taxis, etc.).

Frais annuels depuis 2014 dans ma banque en ligne

Pour le PEA, j'ai déjà fait un comparatif des différents frais pour un PEA dans un précédent billet, et Fortuneo propose une gamme de tarifs très compétitifs. Idem pour l'assurance-vie où nous avons un large choix de fonds et très peu de frais de gestion. Fortuneo propose deux fonds en euros, dont un particulièrement performant (Suravenir Opportunités) qui figure parmi les meilleurs du marché. Parmi toutes les banques en ligne (voir mon comparatif 2019), c'est Fortuneo qui propose le meilleur choix de fonds pour une assurance-vie avec des fonds en Euros parmi les meilleurs du marché, un tracker MSCI World (celui de Lyxor), des fonds avec des obligations mondiales et des fonds immobiliers avec des rendements moyens supérieurs à 5 %.

Concernant les points faibles, on pourrait regretter les points suivants :
  • Impossibilité de déposer des espèces. Donc si vous êtes commerçant ou que vous avez une activité générant beaucoup d'argent en espèces, je vous déconseille de n'avoir que Fortuneo comme banque.
  • L'encaissement des chèques se fait par envoi postal, et ils ne fournissent pas d'enveloppe pré-affranchis donc vous aurez ce petit frais supplémentaire à payer. Bien entendu, vous pouvez grouper vos envois.
  • Pas d'autres services proposés comme des assurances logement ou voitures.
Quant aux prêts immobiliers, Fortuneo les propose depuis peu mais je n'ai pas pu tester en détails donc je ne sais pas ce que ça vaut.

Enfin, c'est vrai que de nombreuses personnes hésitent à n'avoir qu'une banque en ligne et donc qu'un seul moyen de paiement (ou deux si vous êtes en couple). Il y a toujours cette crainte que la carte soit bloquée ou inutilisable, et donc d'être coincé(e) en attendant la résolution du problème. Cependant, je crois que ce risque existe pour n'importe quelle banque, qu'elle soit uniquement en ligne ou non.

Si vous souhaitez tester une banque en ligne sans aucun engagement et bénéficier d'une prime de 80 euros pour l'ouverture d'un compte et 150 euros pour une assurance-vie, n'hésitez pas à utiliser mon code de parrainage Fortuneo : 12644522. En règle général, quand vous souscrivez à une nouvelle banque, je vous conseille fortement d'utiliser un code parrainage pour bénéficier de primes (vous en trouverez sans problème sur Internet).

Profitez de l'offre de parrainage Fortuneo

iGraal, Shopmium : que valent vraiment les applications de cashback ?

Shopmium et iGraal, deux références de cashback

Aujourd'hui, je vous propose un petit billet sur deux célèbres applications de cashback, censées aider à réaliser des économies.

Qu'est-ce que le cashback ? Le concept (venu des Etats-Unis) consiste à vous rembourser une partie de vos achats sur Internet ou dans vos commerces habituels, à travers une affiliation, c'est-à-dire un achat motivé par l'application.

Plus concrètement, prenons l'exemple de Shopmium, une des applications de cashback les plus populaires. Cette application, très simple d'utilisation, propose régulièrement des réductions sur des nouveaux produits. Il vous suffit alors d'acheter votre produit dans votre magasin habituel (en fonction des offres) puis d'envoyer une photo du ticket de caisse et du produit acheté comme preuves. L'application vous rembouse ensuite directement sur Paypal une partie de votre achat ! Si vous souhaitez tester, c'est gratuit et sans engagement. De plus, en utilisant mon code parrain w9n6f, vous aurez une petit cadeau (en ce moment : une boite de glaces Mars offerte).

Quant à iGraal, il s'agit d'une autre référence en terme de cashback. En passant par l'application ou via leur site internet, vous faites vos achats de manière habituelle dans vos enseignes (Darty, Fnac, etc.) et vous recevez ensuite un remboursement partiel dans votre cagnotte, de 1 % jusqu'à 40 % parfois du prix d'achat. De plus, iGraal propose aussi régulièrement de nombreux bons de réduction à imprimer puis à utiliser dans les grandes chaines de distribution (Leclerc, Carrefour, Auchan, etc.).

Comment se rémunèrent ces entreprises de cashback ?

Ce ne sont absolument pas des arnarques mais simplement un modèle économique qui fonctionne sur l'affiliation. En mettant en avant des produits ou des magasins, et en vous incitant à acheter, ces entreprises de cashback touchent une commission de la part des vendeurs ou fabricants de produits. Une partie de cette commission vous est ensuite redistribuée sous forme de remboursement.

Bien sûr, pour que cela fonctionne, il faut que ces entreprises de cashback drainent suffisamment d'utilisateurs (plusieurs dizaines/centaines de milliers) pour que les distributeurs ou les fabricants voient un réel effet à proposer des offres sur leurs plateformes. C'est en fait une nouvelle façon de faire de la promotion ou de la publicité.

Combien peut-on espérer économiser avec Shopmium ou iGraal ?

Si vous vous contentez d'acheter des produits que vous auriez quand même achetés sans passer par l'application, alors oui vous pouvez économiser entre quelques pourcents et 50 % du prix d'achat. Cela peut sembler alléchant à première vue mais en fait, vous allez vous rendre compte que la plupart des promotions et réductions ne sont pas forcément indispensables pour votre consommation habituelle.

La grande erreur est de céder aux tentations, et de se mettre à acheter plus (dont des produits qui ne vous seront pas forcément utiles) en croyant que vous économiserez plus. Surconsommer ne vous aidera certainement pas à épargner plus...

En conclusion, je vous invite à tester ces applications qui peuvent vous rapporter un peu d'argent lors de vos périodes d'achats. Par contre, faites très attention à ne pas céder à la tentation et que ces applications ne vous poussent pas à la sur-consommation qui ferait qu'anéantir toutes les économies que vous pourriez réaliser avec le cashback ! N'achetez que ce que vous aviez prévu d'acheter.... Si vous respectez cette règle, avec vous pouvez espérer économiser quelques dizaines d'euros par mois avec Shopmium et iGraal en fonction de votre niveau de consommation. Rien d'extraordinaire mais c'est toujours bon à prendre.

Attention à ne pas céder aux tentations de toutes les promotions

Quelles sont les différentes possibilités pour fermer son PEA ?

Les différentes possibilités de cloturer son PEA

Le PEA est un support d’investissement long terme qu’il faut garder au minimum 5 ans pour bénéficier de son principal avantage fiscal : celui de ne pas payer l’impôt sur les revenus sur les plus-values générées. Je pense qu’il est même préférable de le garder le plus longtemps possible (plus de 10 ans par exemple) en y versant régulièrement une partie de vos économies pour faire fructifier au mieux votre épargne : n’oubliez pas la magie des intérêts composés et que les plus-values génèrent elles-mêmes des plus-values ! De plus, les actions sont des produits intéressants pour un investissement long terme (même si les médias donnent une image biaisée très court-termiste de la finance...).

Mais une fois votre épargne bien valorisée se pose alors la question de comment sortir votre argent. Le PEA propose plusieurs options pour débloquer l’épargne. Voici un petit tour d’horizon. Pour rappel : tout ceci est aussi valable pour le PEA-PME, sous exactement les mêmes conditions.

Fermer son PEA avant 5 ans

Avant son cinquième anniversaire, fermer son PEA signifie que vous renoncer aux avantages fiscaux. Vous paierez donc à la fois les prélèvements sociaux et l'impôt sur les revenus sur les plus-values obtenues. C'est un très mauvais choix au vue de la fiscalité donc surtout ne le faites pas !

Fermer son PEA entre son cinquième et huitième anniversaire

Au-delà de 5 ans après l'ouverture de votre PEA (seule la date d'ouverture compte), vous conservez vos avantages fiscaux, c'est-à-dire que vous ne paierez pas d’impôt sur les revenus mais seulement les prélèvements sociaux sur les plus-values. Par contre, avant 8 ans, une fermeture anticipée du PEA entraine sa clôture complète : vous devrez liquider tout votre portefeuille (vendre toutes vos actions) et rouvrir un nouveau PEA pour prendre date.

Cette option peut être intéressante si vous souhaitez acheter votre logement principal ou financer un projet important qui vous tient à coeur, et qui ne peut pas attendre. N'oubliez pas ensuite de rouvrir dans la foulée un nouveau PEA pour prendre date, même si vous ne versez que le minimum (quelques dizaines d'euros en fonction des banques).

Fermer son PEA après 8 ans

Après 8 ans, la fermeture du PEA n'entraine pas sa clôture immédiate. Vous bénéficiez des mêmes avantages qu'expliqués précédemment et en plus votre PEA reste ouvert. Vous pouvez donc continuez à faire des achats et des ventes, à retirer progressivement vos liquidités, vous garderez l'ancienneté. Cependant, vous ne pourrez plus effectuer de nouveaux versements d'argent.

Cet inconvénient est très pénalisant si vous n'avez pas atteint votre plafond de versements et que vous avez encore de l'épargne à investir dans les prochaines années. Il vaut mieux parfois clôturer complètement son PEA pour en ouvrir un nouveau, et pouvoir continuer à y verser une partie de ses économies. Par contre : attention aux nombreux frais associés, notamment dans la revente de toutes vos actions et trackers.

Par contre, si vous avez atteint le plafond de vos versements (150 000 euros pour le PEA, 75 000 euros pour le PEA-PME), alors il n'y a plus aucun inconvénient à retirer partiellement vos liquidités après le huitième anniversaire. Vous serez alors libre d'utiliser l'argent de votre PEA comme bon vous semble.

Fermer son PEA en rente viagère

Il existe une dernière option pour fermer son PEA et qui n'est pas souvent utiliser : c'est la sortie en rente viagère après le cinquième anniversaire (avant 5 ans, vous perdez les avantages fiscaux donc à ne pas faire). Le principe est que votre banque ou assureur va utiliser l'argent de votre PEA pour vous verser tous les mois une rente jusqu'à votre décès dont le montant dépendra de nombreux facteurs : âge, santé, situation personnelle, etc.

Les montants n'entrent pas dans le calcul de l'impôt sur les revenus et sont seulement soumis aux prélèvements sociaux, comme dans le cas d'une fermeture classique du PEA après 5 ans.

Vous pouvez vous rapprochez de votre banque ou assurance pour faire une simulation mais bien souvent, ce n'est intéressant que si vous pensez vivre très longtemps. C'est un pari risqué que peu d'épargnants prennent. Si vous avez un retour d'expérience, n'hésitez pas à le partager dans les commentaires.

A vous de choisir !

Comment réduire ses dépenses de voiture ?

Apprenez à économiser sur vos dépenses de véhicules

Si dans votre foyer, vous utilisez plus d'une voiture tous les jours alors il est fort probable que les dépenses liées aux véhicules soit un de vos principaux postes de dépenses (après votre loyer ou prêt immobilier).

En effet, cela peut paraitre suprenant mais si vous comptez toutes les dépenses liées à une voiture (achat, entretien, assurance et carburant), vous vous rendrez compte que le carburant n'est qu'une partie mineure et qu'un véhicule vous coûte bien plus que cela en réalité. D'autant plus qu'une voiture ne fait que perdre de sa valeur au fil du temps contrairement à un bien immobilier.

Prenez par exemple un véhicule acheté 15 000 euros, que vous revendrez 4 000 euros après avoir roulé avec 140 000 km sur 7 ans (scénario plutôt réaliste) : au final, cela revient à 130 euros par mois juste pour la partie achat ! A cela il faut ajouter mensuellement les 50 à 70 euros de carburant, 20 à 40 euros d'assurance et enfin l'entretien très variable pouvant aller de 15 à 80 euros.

J'ai fait un retour d'expérience chiffré sur l'usage de mes 2 véhicules (un pour ma femme, un pour moi) sur les 5 dernières années, sachant que nous faisons environ chacun 20 000 km annuel chacun. En moyenne, nous dépensons donc 230 euros par mois par véhicule, tout compris ! Et voici la répartition en valeur et pourcentage par type de dépenses, en moyennes mensuelles par véhicule. Je n'ai pas compté les contraventions, parking ou péage mais ces frais sont trop spécifiques et difficiles à comparer.

Mes dépenses mensuelles moyennes par voiture

Si comme moi, l'usage de vos véhicules représente un poste majeur de vos dépenses, alors voici quelques bonnes pratiques et astuces pour réduire les frais.

Privilégiez l'achat chez des mandataires réputés

De plus en plus de mandataires fleurissent sur le marché. Ces mandataires proposent des voitures neuves à des prix extrêmement compétitifs, bien souvent meilleurs qu'en concession. Pourquoi ? Parce que les mandataires négocient l'achat de très gros volumes de véhicules et importent aussi des véhicules étrangers (en Union Européenne principalement) ayant des caractéristiques techniques identiques au marché français.

Avec un mandataire, vous pouvez espérer une réduction de 5 à 20 % lors de l'achat de votre véhicule. Par contre, il vous sera plus difficile d'obtenir votre véhicule totalement personnalisé. Attention toutefois aux arnaques : vérifiez en avance sur Internet la réputation de votre mandataire, ne participez pas à des schémas de financement complexes et restez méfiants face à des offres trop alléchantes. Internet vous permet désormais de vous faire une idée des prix du marché, des promotions en cours, sur tous les véhicules, donc renseignez-vous avant de faire votre essai véhicule.

L'occasion est plus risqué mais beaucoup plus rentable que le neuf

Un véhicule perd énormément de sa valeur lors des 20 000 premiers kilomètres, pouvant aller de 20 à 25 % de son prix d'achat. Sur des sites comme Le Bon Coin ou La Centrale, vous trouverez de nombreuses offres intéressantes de véhicules. Bien sûr, toutes les offres ne se valent pas et il faut aussi rester très méfiants sur les prix trop beaux pour être vrais. Malgré cela, vous pouvez facilement faire de bonnes affaires sur Internet. N'hésitez pas à solliciter un de vos proches qui s'y connait un peu en voiture pour faire l'essai avec le vendeur. Sur Internet, on peut même louer les conseils d'experts pour assurer son achat d'occasion.

Adoptez une éco-conduite pour réduire votre consommation

C'est certainement la manière la plus simple et pourtant très efficace de faire des économies de carburant. L'éco-conduite consiste à adopter une conduite souple, limiter les freinages et les accélérations brusques, privilégier le frein moteur (en baissant les vitesses), éviter le sur-régime et limiter l'usage de la climatisation ou du chauffage.

En plus de faire des économies de carburant, vous ferez aussi un beau geste pour l'environnement. J'ai personnellement testé la conduite classique et l'éco-conduite où je faisais un effort particulier sur ma façon de rouler, et la réduction de consommation est de l'ordre de 10 %. Bien sûr, cela est variable en fonction de votre véhicule et de vos trajets, mais je vous invite à faire l'exercice et constater par vous-même l'évolution de la consommation de votre voiture. Et au-delà de la consommation de carburant, c'est aussi moins d'usure pour vos freins et organes mécaniques donc un entretien moins coûteux sur le long terme.

Devenez autonome pour l'entretien basique de votre véhicule

Qui n'a jamais eu de mauvaises aventures avec un garagiste ? L'entretien de son véhicule peut vite devenir un gouffre financier à partir de 100 000 km avec les problèmes techniques qui s'accumulent et les pièces détachées qui se font plus rares. Une manière très efficace pour réduire ces frais est de devenir autonome sur l'entretien basique : vidange, changement de pneus, batterie, essuies-glaces, plaquettes et disques...

Réparer sa voiture soi-même prend du temps mais permet de faire de grosses économies

Il existe de nombreux tutoriels et vidéos sur Internet pour se former. De plus, de nombreux sites comme Oscaro ou Mister-Auto vous permettent aussi d'acheter des pièces détachées à bon prix et bonne qualité. Après, la grande difficulté va résider dans vos compétences et habilités à réaliser les manipulations, ainsi que votre temps disponible pour réaliser ces opérations. Surtout que les voitures sont de plus en plus complexes, et donc difficile à entretenir. Enfin, vous aurez certainement besoin de beaucoup d'outils spécifiques. Cet outillage a un coût qui peut être long à amortir.

Une autre solution consiste à passer par des garages écoles où votre véhicule sera réparé par des apprentis. Certains garages écoles vous proposent aussi du prêt de matériels et un accompagnement pour vos réparations. Néanmoins, ces garages spécifiques sont rares et souvent complets à la réservation longtemps à l'avance...

Certaines personnes préfèrent alors rouler qu'avec des voitures à faible kilométrage (moins de 80 000 km), et donc revendre puis racheter régulièrement un véhicule. Cela prend aussi pas mal de temps et a un coût sauf si vous arrivez à faire toujours de très bonnes affaires. Ce n'est pas une solution que je préconise surtout que plus vous achetez souvent, et plus vous augmentez les risques de faire une mauvaise affaire.

Faites jouer la concurrence sur l'assurance

Grâce aux nouvelles lois de consommation, il est désormais très simple administrativement de changer d'assurance. Il vous suffit de contacter votre nouvel assureur qui se chargera de toutes les démarches avec votre ancienne assurance. C'est exactement le même principe que pour les banques.

De nombreux sites comparatifs existent sur Internet pour établir des devis. Vous pouvez les utiliser pour présenter régulièrement à votre assurance un devis concurrent, et espérer ainsi une réduction de tarif. Ou alors, vous pouvez décider aussi de changer complètement. Attention, pour avoir des tarifs avantageux, il est indispensable d'avoir un historique avec très peu d'accidents (responsable ou non) et de bris de glace. Sinon, cela risque de lourdement pénaliser votre dossier pour faire jouer la concurrence.

Réduisez les frais de parking avec OnePark

Connaissez-vous OnePark ? Ce site vous permet de réserver un parking par rapport au lieu où vous souhaitez vous rendre. Très simple d'utilisation, vous trouverez des parkings vraiment pas chers. Une fois la réservation faite, OnePark vous communique, en fonction du parking, le digicode à utiliser qui vous permettra de vous identifier. Vous pouvez annuler sans frais jusqu'à une heure avant ! Et en utilisant un code promo, vous pouvez même avoir 10 euros offert sur votre première réservation.

Mon retour d'expérience sur OnePark est vraiment très positif. J'arrive désormais à me garer sur Paris pour 24 heures à moins de 15 euros ! C'est un site que je vous recommande sans hésiter, et qui possède aussi une application mobile mais qui est encore un peu buggée. Attention toutefois : tous les parkings réservables ne se valent pas : certains sont sales, mal protégés... Je vous invite donc à lire les avis des utilisateurs avant chaque réservation.