Qu'est-ce qu'un tracker ETF hedgé ?

Les fonds ETF ou trackers sont des actifs financiers qui répliquent les performances d'un indice boursier, avec éventuellement un effet de levier. Certains trackers sont dits "hedgés" : cela signifie qu'ils sont composés de produits financiers censés couvrir contre les risques de change. Cela n'est pertinent que pour les indices boursiers composés d'actions cotées dans une devise étrangère. Mais au final, se couvrir du risque de change n'est pas pertinent sur le long terme, et le surcoût lié à cette couverture n'en vaut clairement pas la peine.

Un tracker dit hedgé permet de se couvrir contre les risques de change

Qu'est-ce qu'un tracker ou ETF dit hedgé ? En voilà une question pas simple, surtout que la définition et l'explication restent encore sujet à débats. La notion de hedge en finance signifie la couverture contre un risque. Les hedge funds sont des fonds financiers qui pratiquent ce qu'on appelle la gestion alternative qui consiste à utiliser l'effet de levier de l'emprunt, acheter des produits dérivés afin de se couvrir de certains risques, le tout dans le but de surperformer les marchés et de limiter la casse en cas de krachs ou de baisse durable.

En pratique, ce qu'on appelle les trackers hedgés, ce sont des fonds ETF qui offre une certaine couverture contre les risques de fluctuations des monnaies. En effet, un tracker S&P 500 composé d’actions cotées en dollars est sensible à l’évolution du cours Euro/Dollar. Afin de vous couvrir contre ce risque de change et éviter la volatilité liée aux brutales variations, certains émetteurs de trackers proposent des ETF hedgés. Vous payez un peu plus de frais de gestion sur un ETF hedgé, mais vous neutralisez le risque de change pour ne garder que le risque marché.

Cela peut sembler un peu technique et barbare. Mais sachez que sur le long terme, se hedger contre les risques de change ne présente aucun intérêt. Au sein d'un PEA, vous payez au début en euros (même si l'ETF est coté en dollars) et au moment de la vente, vous serez payé en euros aussi. De plus, la plupart des trackers hedgés ne sont pas éligibles au PEA (mais LINXEA Avenir en propose dans son assurance-vie, comme le LYXOR MSCI WORLD UCITS ETF - MONTHLY HEDGED TO EUR - D (WLDH - FR0011660927). Le seul intérêt d'un tracker hedgé réside dans sa capacité à réduire la volatilité, c'est-à-dire les variations, de votre portefeuille mais le hedge ne vous permettra pas d'avoir une meilleure performance sur le long terme. Comme ces trackers hedgés ont, en plus, des frais de gestion plus élevés que les ETF non hedgés, je ne vous les conseille pas dans une optique d'investissement long terme.

Enfin sachez que les ETF qui sont cotés en dollars comme AMUNDI ETF MSCI EMERGING MARKETS UCITS ETF USD (AUEM - LU1681045453) ne sont pas des trackers hedgés dans le sens où ils ne cherchent pas à limiter la volatilité liée aux fluctuations des monnaies. Ce sont juste des trackers cotés en dollars, fonctionnant exactement comme ceux cotés en euros qui suivent le même indice.

Mon avis complet sur la LOA (Location avec Option d'Achat) : bonne affaire ou arnaque ?

La LOA (Location avec Option d'Achat) est une méthode de financement de plus en plus proposée par les concessionnaires et surtout les mandataires. Les vendeurs savent parfaitement mettre en avant les avantages : possibilité de rouler en véhicule neuf avec un faible apport, un budget soi-disant maitrisé sur le long terme, etc. Mais en y regardant de plus près, c'est toujours financièrement très mauvais de passer par une LOA plutôt qu'un prêt à taux zéro (de moins en moins proposé malheureusement) ou un achat comptant. L'idéal reste encore d'acheter un véhicule quasi-neuf auprès d'un collaborateur Peugeot ou Renault, puis de le revendre quelques années après.

Attention aux offres faussement alléchantes de LOA pour acquérir votre voiture

Si vous cherchez à acheter un véhicule neuf, vous êtes forcément tombé(e) sur ces offres alléchantes de Location avec Option d'Achat (LOA). Généralement, le mandataire ou la concession vous fait miroiter un budget maitrisé dans la durée, la possibilité de rouler toujours dans un véhicule neuf, et la possibilité de revendre votre voiture à un particulier plus chère que l'option d'achat afin de générer une petite plus-value.

Est-ce que la LOA est une bonne affaire ? Après beaucoup d'analyses, malheureusement, c'est une bonne affaire uniquement pour le mandataire ou la concession qui vous la vend. D'une manière générale, passer par une LOA engendre un surcoût très important par rapport à un achat comptant ou un prêt à taux zéro (désormais de moins en moins proposé), pour des avantages minimes et beaucoup de contraintes. Je vais vous expliquer pourquoi en détails dans ce billet.

LOA : fonctionnement et arguments mis en avant par les vendeurs

La LOA consiste à payer un loyer tous les mois à un vendeur pour pouvoir utiliser un véhicule qui ne vous appartient pas, exactement comme une location, sur une durée bien déterminée. La différence est que vous avez une option d'achat (et non une obligation d'achat) à la fin de ce contrat, qui vous permet d'acheter votre voiture à un prix plus faible. Néanmoins, il est quasiment tout le temps préférable de ne pas exercer cette option d'achat (même les vendeurs vous le diront) pour continuer la LOA sur un nouveau véhicule. En effet, prendre une LOA pour ensuite exercer l'option d'achat pour acquérir le véhicule vous coûtera bien plus cher que de l'acheter comptant dès le début. Continuer sur la LOA vous évitera une grosse sortie de trésorerie, mais sur le long terme, c'est largement perdant comme vous le comprendrez plus bas...

La LOA présente quelques avantages qui sont très largement mis en avant par les vendeurs pour vous faire craquer :
  • L'apport est généralement faible, de l'ordre de quelques milliers d'euros, même pour de très bonnes voitures (pour le haut de gamme, prévoyez plutôt 10 000 euros minimum).
  • Le budget est soi-disant maitrisé, dans le sens où vous savez à l'avance combien vous allez payer tous les mois. Mais c'est une illusion, comme vous allez le comprendre plus loin dans mon billet.
  • Vous roulez toujours avec un véhicule récent si vous n'exercez pas votre option d'achat. A chaque renouvellement du contrat de LOA, vous avez une nouvelle voiture. Vous pouvez donc facilement changer de modèles si vous le souhaitez, et adapter vos mensualités.
Malgré ses avantages indéniables, les inconvénients suivant ne doivent pas être oubliés :
  • L'apport initial doit être renouvelé à tous les débuts de périodes. Par exemple : pour une LOA sur une durée de cinq ans, le loyer initial (appelé abusivement apport par les vendeurs) doit être payé tous les cinq ans ! Ce n'est plus du tout l'esprit d'un apport traditionnel, comme dans l'immobilier par exemple...
  • Le véhicule ne vous appartient pas tant que l'option d'achat n'est pas exercée, donc vous devez en prendre soin de manière rigoureuse sinon vous risquez de payer des frais à la fin de la période de LOA. Les mandataires sont généralement bien plus exigeants qu'un client particulier quand ils devront récupérer votre véhicule.
  • Vous avez un kilométrage limité chaque année, cela est donc moins flexible et à déconseiller pour celles et ceux qui roulent plus de 30 000 km par an, à cause des tarifs prohibitifs pour les gros rouleurs.
Certains vendeurs mettent en avant le fait qu'on puisse vendre son véhicule à un prix plus élevé que son prix d'option d'achat. Par exemple : si le prix de l'option d'achat de votre LOA est de 10 000 euros, rien ne vous interdit de le vendre ensuite 12 000 euros à un particulier si vous arrivez à le trouver via Le Bon Coin, La Centrale ou autre. S'il est vrai que c'est possible en fonction de la voiture et des conditions de la LOA, vous ne ferez qu'un gain minime qui ne compensera pas le surcoût de la LOA, comme je vais l'expliquer ci-dessous.

Un surcoût loin d'être négligeable pour un confort supplémentaire faible

Psychologiquement, cela semble toujours plus intéressant de payer 200 euros par mois plutôt que de débourser d'un coup 20 000 euros... En effet, il faut attendre plus de 8 ans pour que les 200 euros par mois dépassent les 20 000 euros. Néanmoins, et c'est là où est le piège, les offres LOA exigent toujours un premier loyer. Et celui-ci est très impactant, surtout que ce premier loyer est renouvelé tous les 3, 4 ou 5 ans en fonction des offres de LOA.

Pour illustrer ce phénomène : un loyer de 5 000 euros tous les 4 ans suivi de mensualités de 200 euros revient en fait à 304 euros par mois. Au bout de 6 ans, vous aurez dépasser les 20 000 euros ! A première vue, cela ne saute pas aux yeux, mais si vous sortez votre calculatrice, vous allez vite vous en rendre compte.

Analyse détaillée sur un exemple concret

Afin de mieux comprendre pourquoi la LOA va vous coûter beaucoup plus cher sur le long terme, prenons un exemple concret : vous n'avez pas de véhicule, et vous souhaitez rouler en Peugeot 3008, moteur essence 130 ch. PureTech 1.2 , boite de vitesse automatique EAT8, finition Allure. Le prix neuf constructeur sans aucune remise sur ce véhicule est de 34 500 euros. Voyons ce que cela donne suivant les différentes possibilités d'acquisition.

→ Cas de la LOA : le coût du véhicule (hors entretien, assurance) revient à 335 euros par mois pour 10 000 km par an

Aramisauto propose actuellement une offre exclusive très avantageuse pour ce véhicule précis en LOA à 210 euros par mois. J'ai pris l'offre la plus avantageuse sans aucune garantie facultative qui sont pourtant très utile (garantie emprunteur, garantie perte financière, etc.).

Mais à cela, il faut ajouter un premier loyer de 7 500 euros, qu'il faudra payer tous les 60 mois (c'est-à-dire tous les 5 ans). Et sous cette LOA, vous ne pourrez pas rouler plus de 10 000 km par an. L'option d'achat est à 11 000 euros au bout des 5 ans, mais comme vu précédemment, il n'est jamais intéressant d'exercer son option d'achat en LOA.

Ce qui doit vous interpeller dès le début est le montant élevé de l'apport : 7 500 euros sur 60 mois, cela revient en fait à 125 euros par mois ! Soit plus de la moitié du loyer de 210 euros.

Donc si vous choisissez cette LOA, le coût du véhicule sera de 335 euros par mois, sans compter le fait que vous devez en prendre extrêmement soin pour ne pas avoir à payer de pénalités au bout des 60 mois quand vous le rendrez pour en avoir un autre.

→ Cas d'un achat comptant : le coût du véhicule (hors entretien, assurance) revient à 276 euros par mois pour 10 000 km par an

Que ce soit en concession ou en mandataire, n'achetez jamais un véhicule sans qu'il y a un minimum de remise (sauf éventuellement pour les Dacia où il n'y a pas de politique de remise en concession, ou alors très faible). Sur un tel véhicule plutôt moyen-haut de gamme, vous pouvez viser auprès d'un mandataire et de manière réaliste, 20 % de remise, ce qui revient à un achat à 27 600 euros.

Pour comparer à la LOA, il faut estimer maintenant le prix de revente au bout de 60 mois, donc après 50 000 km, sur ce véhicule. Dans une hypothèse très pessimiste et pour faciliter la comparaison, prenons l'hypothèse que vous revendez la voiture à 11 000 euros, le prix issu de l'option d'achat dans la LOA. Cela revient donc à payer 16 600 euros sur 60 mois, soit 276 euros par mois, soit 18 % moins cher que la LOA. Bien sûr, il faut avoir une grande capacité de trésorerie pour acheter le véhicule comptant, mais cela est largement gagnant sur le long terme. Même avec un prêt à un taux de 2 % est avantageux... Et encore : j'ai pris des hypothèses très avantageuses pour la LOA, et des hypothèses très prudentes pour l'achat comptant. Vous trouverez plein de situations où l'écart est bien plus important entre la LOA et l'achat traditionnel.

La LOA, c'est aussi beaucoup de paperasse qui couvre principalement le vendeur et pas le client

Au final, sur 5 ans, nous avons un surcoût de 3 540 euros de la LOA par rapport à un achat traditionnel, sur l'exemple d'un Peugeot 3008. Je vous laisserai vérifier mes chiffres par vous-même sur Internet : ce raisonnement est valable aussi pour les autres types de véhicules, que ce soit du haut de gamme ou entrée de gamme... De plus, un achat traditionnel vous évitera la fastidieuse paperasse et contrat alambiqué sans fin liés aux offres de LOA !

Et si la meilleure solution était l'achat puis la revente entre particuliers ?

En fait, il y a encore mieux comme solution pour rouler à faible coûts : acheter auprès d'un collaborateur Peugeot ou Renault puis revendre le véhicule au bout de quelques années ou à moins de 60 000 km pour éviter une décôte trop importante.

En effet, les collaborateurs Peugeot ou Renault bénéficient d'une remise importante de l'ordre de 20 à 30 %, comme chez les mandataires. Mais contrairement aux mandataires, passer directement par un particulier vous évitera les frais liés aux entreprises et autres frais de dossier. S'il existe des sites dédiés pour les ventes de véhicules collaborateurs, aujourd'hui, la quasi-totalité des offres se font désormais sur l'incontournable Le Bon Coin. Il vous suffit de mettre le mot-clé collaborateur dans vos recherches de véhicule pour cibler ces offres particulièrement intéressantes.

Généralement, les collaborateurs doivent garder leurs véhicules 4 à 6 mois minimum, puis ils les revendent, donc avec un très faible kilométrage (moins de 10 000 km) et les voitures sont dans un parfait état. C'est comme acheter neuf, avec une remise de plus de 30 % parfois !

Si on reprend notre exemple précédent du Peugeot 3008 : pour un tel véhicule, vous trouverez facilement des offres collaborateurs à 26 000 €. Si vous revendez votre voiture au bout de 4 ans, d'après les prix pratiqués sur Le Bon Coin, vous arriverez sans problème à en tirer au moins 15 000 euros, soit un coût total (hors entretien, assurance) de 11 000 euros sur 4 ans, soit 230 euros par mois ! Vous trouverez facilement des acheteurs pour des véhicules ayant un kilométrage inférieur à 60 000 km. De plus, un particulier sera bien moins exigeant et difficile qu'un mandataire ou une concession concernant les rayures ou les petits défauts.

L'autre avantage de revendre rapidement votre voiture est que vous roulez toujours en véhicule quasiment neuf, avec très peu de frais d'entretien (avant 50 000 km, vous n'avez généralement pas besoin de changer de plaquettes, de disques, de pneus ou de courroie de distribution). Et si vous regardez de près vos factures de garage, vous verrez que ce genre d'opérations peut vite vous coûter l'équivalent de plusieurs dizaines (voire centaines) d'euros par mois !

L'inconvénient de cette méthode est qu'en fonction de votre lieu géographique, vous aurez peut-être à faire pas mal de route pour avoir votre voiture : les collaborateurs Peugeot et Renault ne sont pas partout en France... De plus, cette méthode est valable pour ces deux groupes (et donc aussi les marques Citroën, Dacia, etc.) mais les collaborateurs d'autres entreprises (Volkswagen, Toyota ou autres) n'ont pas autant de remises en France, malheureusement. Ce qui laisse un choix relativement restreint pour votre véhicule...

Quid de la Location Longue Durée (LDD) ?

Il existe aussi une autre méthode pour pouvoir rouler en maitrisant son budget : c'est la Location Longue Durée ou LDD. Ce type de financement ressemble beaucoup à la LOA, à la différence près que vous ne pouvez pas acheter le véhicule à la fin du contrat. Si les mensualités peuvent être plus flexibles voire plus faibles en LDD par rapport à la LOA, cela reste un mauvais pari financier sur le long terme. Même dans le cas où il n'y a pas d'apport initial, au bout de quelques années, cela revient bien plus cher que d'acheter puis revendre.

De plus, la LDD comporte les mêmes inconvénients que la LOA : vous n'êtes pas prioritaire du véhicule, vous devez le rendre dans un très bon état sous peine de payer des frais importants et vous avez un kilométrage limité par an.

Tout comme la LOA, la LDD vous donne l'illusion de maitriser votre budget mais s'avère être un gouffre financier sur le long terme par rapport à un achat traidtionnel. Je pense que la LOA et la LDD s'adresse surtout aux particuliers dans une situation très particulière, avec peu de trésorerie disponible et qui sont obligés d'avoir un véhicule sur une certaine période, tout en ne souhaitant pas s'embêter avec l'achat et la revente.

Conclusion

Aujourd'hui, il n'est plus possible de trouver une publicité pour un véhicule qui donne son prix total. Nous n'avons que le prix mensuels, et c'est très trompeur car l'impact du premier loyer est considérable, et payer une somme modeste tous les mois peut rapidement être très coûteux.

D'expérience personnelle, la méthode la moins chère est, sans conteste, d'acheter un véhicule ayant moins de 10 000 km auprès d'un collaborateur Peugeot ou Renault, puis de le revendre avant ses 60 000 km. Cela peut paraitre fastidieux mais aujourd'hui, avec des sites comme Le Bon Coin, vous trouverez facilement des acheteurs et des vendeurs. De plus, la procédure de changement de carte grise se fait désormais intégralement sur Internet (sans déplacement à la préfecture). Cela est donc beaucoup plus simple qu'avant. Enfin, avec cette méthode, vous n'aurez jamais de frais d'entretien élevés et vous roulerez toujours dans des véhicules récents.

Attention toutefois aux modes de paiements entre particuliers : n'acceptez que les chèques en banque, et demandez à votre acheteur de vous fournir une photo dès qu'il obtient le chèque afin que vous puissiez vérifier auprès de sa banque l'authenticité du chèque. N'utilisez jamais le numéro affiché sur le chèque de banque car il pourrait s'agir d'un numéro complice.

Si la LOA est de plus en plus plébiscitée par les concessions et les mandataires, c'est parce qu'elle leur permet de générer plus de revenus et de manière pérenne dans le temps. Le consommateur est toujours perdant, et certaines LOA sont presque abusives ! Malheureusement, comme elles ne tombent pas sous la règlementation des prêts de consommation, l'opacité sur le coût total de la LOA peut tromper les clients. Donc soyez vigilant et ne cédez pas aux offres trop alléchantes...

Excellentes performances pour le seul tracker immobilier éligible au PEA

Lyxor propose le seul fonds ETF éligible au PEA qui suit une indice lié au marché immobilier (code ISIN : FR0011869304). Ce produit disponible depuis plusieurs années a tout pour devenir un produit star au sein des PEA : faible frais sur encours et une liquidité plutôt bonne. Créé en 2014, il n'est pas encore très connu auprès des investisseurs mais c'est un produit très intéressant pour diversifier son portefeuille.

Depuis 2014, il est possible d'avoir un tracker immobilier dans son PEA

Depuis 2011, pour des raisons fiscales discutables, il n'est plus possible d'acheter, dans un PEA, des actions d'entreprises immobiliers, sauf cas exceptionnel. Mais heureusement, depuis 2014, Lyxor propose le fonds tracker LYXOR PEA IMMOBILIER EUROPE (FTSE EPRA/NAREIT) UCITS ETF CAPI (FR0011869304) qui permet de suivre un indice financier peu connu du grand public, le FTSE EPRA/NAREIT Europe composé d'actions d'entreprises européennes en gestion et promotion immobilières.

Un fonds ETF à faibles frais avec un encours suffisamment liquide

Avec 0,4 % de frais sur encours, ce tracker fait partie des ETF plutôt compétitifs, tout comme les célèbres trackers MSCI World d'Amundi et de Lyxor. N'oubliez pas que les frais peuvent avoir un impact considérable sur la performance à long terme : au-delà de 1 %, il vaut mieux éviter.

Quant à son encours de 11 millions d'euros, il peut paraitre un peu faible comparé aux autres trackers MSCI World plus classiques, mais cela reste un montant suffisant pour assurer une liquidité du produit. Vous pourrez facilement en acheter et en vendre, à tout instant, sans un gros gap entre les meilleurs prix d'achat et de vente. Je vous rappelle que l'encours représente en quelque sorte la capitalisation boursière du tracker : plus il est important, plus cela signifie qu'il y a de l'argent investi sur ce tracker, ce qui assure sa pérennité et sa liquidité sur les marchés.

Une bonne façon de diversifier son PEA

Si un PEA doit clairement être utilisé principalement pour investir dans des actions qui sont les actifs les plus rentables à long terme, rien ne vous interdit de diversifier un peu votre portefeuille avec des actifs décorrélés des performances actions.

Au contraire, il peut être intéressant d'avoir un peu d'immobilier dans son PEA pour faire face aux krachs boursiers, étant donné que les cycles de l'immobilier ne sont pas forcément calqués sur ceux des entreprises classiques.

Performance du tracker Lyxor PEA Immobilier Europe depuis sa création en 2014

Comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessus, la performance de ce tracker est au rendez-vous avec près de 60 % de hausse en 5 ans, soit plus de 9 % par an (ce qui est proche de la performance du marché actions monde). Le marché de l'immobilier reste toujours très porteur, même en Europe. Bien sûr, je vous rappelle les règles simples en finance : les performances passées ne préjugent rien de l'avenir...

Conclusion

Je vous conseille d'avoir un peu du tracker LYXOR PEA IMMOBILIER EUROPE (FTSE EPRA/NAREIT) UCITS ETF CAPI (PMEH) - FR0011869304 qui est aujourd'hui le seul fonds ETF immobilier éligible au PEA. A hauteur de 10 % maximum de son portefeuille PEA, cela ne me semble pas excessif. D'autant plus que depuis 2011, les sociétés foncières et les SIIC (Sociétés d'Investissement Immobilier Cotées) ne sont plus éligibles au sein des PEA : il faut donc forcément passer par des produits comme les trackers qui peuvent s'affranchir de ces contraintes, comme je l'explique dans un autre billet.

Il existe aussi d'autres façons de s'exposer au marché immobilier de manière plus directe, notamment au travers des assurances-vie ou tout simplement avec un investissement dans l'immobilier locatif. Faites donc attention à ne pas trop exposer votre patrimoine global sur la pierre. Contrairement à ce que pensent la majorité des gens, il n'y a pas que l'immobilier pour devenir rentier !

A quoi servent les marchés financiers ? Un aperçu simple pour comprendre facilement

Les marchés financiers sont utiles pour fixer des prix et échanger des risques

Les marchés financiers ont généralement mauvaise presse et souffre de nombreux préjugés de la part des particuliers. Cela alimente en plus leur méfiance vis-à-vis de la finance et cela explique pourquoi les épargnants français investissent souvent très mal leur argent.

Malgré tous les défauts que peut avoir notre système financier actuel et malgré toutes les erreurs, les abus ou autres malversations liés à la finance moderne, les marchés boursiers gardent toujours une grande utilité dans notre vie quotidienne. Comme tout système, il est loin d'être parfait mais vouloir tout remettre à plat est un peu simpliste et illusoire...

Dans ce billet, je ne souhaite pas entrer dans un débat idéologique, ni vous fournir une description exhaustive de la finance moderne : cela serait bien trop long... Mais je souhaite vous fournir quelques éléments de réponses simples et compréhensibles sur des questions que tout le monde se pose, afin de casser certains préjugés autour de la finance et de la bourse.

Avant de démarrer, sachez que la bourse des actions est clairement celle la plus médiatisée et discutée par les particuliers, car c'est celle qui leur parle le plus plus et qui est la plus accessible. Pourtant, le marché actions est de loin la plus faible en valeur et la moins intéressante pour la majorité des professionnels de la finance : aujourd'hui, la très grande majorité des flux financiers se fait autour des produits dérivés (contrats à terme, options, etc.), du marché des taux et des changes. Ce sont malheureusement des marchés moins accessibles pour les particuliers et bien plus complexes à comprendre.

Pourquoi dit-on que la bourse permet de déterminer les prix ?

Bien souvent, l'utilité première revendiquée par la bourse est sa capacité à déterminer, du mieux possible, un prix. En effet, dans une bourse, les acheteurs et vendeurs s'échangent des titres qui représentent une propriété sur un actif. C'est ce processus d'achat et de vente qui nécessitent des traders qui va déterminer le prix qui équilibrera le mieux l'offre et la demande.

Pour comprendre ce mécanisme, je prends souvent l'exemple du Bon Coin. Imaginez que vous souhaitez vendre un bien sur le site de ventes pour particulier Le Bon Coin. Si vous le mettez à un prix très faible, vous verrez que vous trouverez très rapidement des acheteurs. Inversement à un prix trop élevé, vous risquez de le garder longtemps avec vous. S'il était aussi facile d'acheter et de vendre sur Le Bon Coin que dans une bourse d'actions, alors il y aurait des traders qui acheteraient votre bien à un prix faible pour le revendre un peu plus cher, et empocher ainsi la différence. Et comme s'il y a beaucoup de traders qui achètent et vendent rapidement, alors très vite, vous verrez que votre bien aura un prix fixé par le marché, et que toutes les annonces sur Le Bon Coin proposeraient le même prix, pour le même type de bien exactement !

La force de la bourse est sa capacité à pouvoir fixer le prix de n'importe quel actif aussi complexe soit-il

Ainsi, grâce aux traders du Bon Coin, vous n'aurez plus aucun souci pour déterminer le meilleur prix de vente ou d'achat. C'est ça l'avantage principal de la bourse : déterminer le meilleur prix d'un actif en confrontant l'opinion de plusieurs millions d'acheteurs et vendeurs potentiels. Si déterminer le meilleur prix peut vous paraitre relativement simple pour des produits de consommation classique, cela est beaucoup plus complexe pour des actifs complexes comme des titres de propriété (actions par exemple), des matières premières, etc.

Bien sûr, les prix peuvent être biaisés par des phénomènes de liquidités, de tromperie sur les caractéristiques réelles de l'actif, des biais psychologiques ou encore les périodes de bulles ou de crises. C'est souvent le reproche premier qu'on fait à la bourse : les prix sont artificiels et trompeurs. Pourtant, ces situations exceptionnelles ne sont pas la vie courante des marchés même si elles sont malheureusement très médiatisées. Ce qui est étonnant aussi, c'est que les particuliers pensent que les problèmes de valorisation arrivent essentiellement sur les marchés actions alors que s'il y a bien un endroit où les prix sont les plus stables, c'est bien sur les marchés actions. L'essentiel de la finance moderne se passe sur les produits dérivés, exotiques et complexes : ce sont eux dont les prix sont les plus difficilement évalués et où il y a le plus d'abus, de tromperies ou de tentatives d'influence... Le cas le plus célèbre reste celui des subprimes avant la crise financière de 2007.

Enfin, la bourse fonctionne exactement comme un marché prédictif : elle permet de synthétiser (à travers le prix des actifs) toutes les informations présentes et futures. C'est un marché d'anticipation qui inclut dans les prix des actifs tous les risques et opportunités à venir. Bien sûr, ce n'est pas un marché infaillible et parfait, mais à ce jour, c'est la meilleure méthode qui existe pour anticiper au mieux les événements futurs. Par exemple, les marchés prédictifs s'avèrent être bien plus efficaces que les sondages pour prédire les résultats d'élections, selon de nombreuses recherches académiques. Tout comme les paris sportifs sont bien plus efficaces pour évaluer les probabilités de victoire ou de défaite, plutôt que de faire un sondage auprès des spécialistes du sport...

Pourquoi le marché des actions est utile pour les entreprises ?

Pouvoir lever des fonds facilement auprès de tous les investisseurs mondiaux est un des avantages pour les entreprises cotées en bourse. Mais les levées de fonds des entreprises sont des événements relativement rares pour une entreprise cotée : uniquement lors de l'introduction en bourse ou lors d'émissions de nouvelles actions (appelées augmentations de capital).

Ce qui est moins connu du grand public, c'est qu'il existe plein d'autres avantages pour une entreprise d'être côtée en bourse :
  • Les entreprises cotées ont une visibilité accrue dans le monde de la finance : cela permet aux entreprises d'emprunter plus facilement à de meilleures conditions
  • Les entreprises cotées peuvent utiliser leurs actions comme collatéral (ou garantie) lors d'opérations financières (prêt, achat, etc.)
  • Etre coté en bourse a pour conséquence de communiquer de manière transparente sur ses finances et sa stratégie. Les entreprises cotées sont sans cesse analysées et conseillées par les meilleurs profesionnels financiers et industriels du monde. Cela leur permet d'avoir des conseils ou un retour en direct sur comment est perçue leur stratégie par les marchés. A contrario, cela les soumet un peu plus aux diktats des marchés financiers (et c'est souvent ce qui leur est reproché).
  • Une entreprise cotée est aussi souvent plus attractive pour recruter. Cela permet notamment d'utiliser ses actions pour des opérations financières pour la salariés (intéressement, stock-options ou autres). Même si cela est possible pour une entreprise non-cotée, le fait d'être en bourse assure le salarié de pouvoir revendre immédiatement ses actions s'il le souhaite.
  • Les investisseurs privés sont bien souvent les seuls à vouloir et à pouvoir investir des sommes importantes sur des projets risqués. Les gouvernements ne pouvant pas prendre ces risques, les banques traditionnelles étant bien insuffisantes, la bourse reste souvent la dernière source de financement.
Bien sûr, être en bourse engendre de nombreuses contraintes pour les entreprises. Cela a un coût et l'entreprise a désormais des comptes à rendre à tous ses actionnaires. Néanmoins, il ne faut pas tomber dans la caricature en pensant que les marchés financiers ne veulent que du profit à court terme : la très grande majorité des investisseurs cherchent une rentabilité pérenne et long terme. Cela n'a rien à voir avec l'instantanéité du trading (sujet évoqué ci-dessous) qui répond à d'autres problématiques (efficience des prix à tout instant et à tout endroit).

En quoi les marchés monétaire et obligataire sont utiles ?

Quand vous avez plusieurs milliers d'euros de liquidités qui trainent sur votre compte courant, bien souvent, vous en placez une partie dans vos livrets ou autres plans d'épargne. Cela devient plus complexe pour une entreprise dont la trésorerie connait des amplitudes très fortes du jour au lendemain, de l'ordre de plusieurs millions d'euros, aussi bien en négatif que positif.

Les marchés monétaires sont indispensables pour gérer les fluctuations de trésorerie à court terme, aussi bien des entreprises que les banques, les gouvernements et quasiment tous les acteurs de la vie économique. De même, le marché obligataire permet d'emprunter sur le plus long terme des sommes plus importantes. Cela permet entre autres d'assurer le financement de nos prêts immobiliers, de nos retraites ou de notre assurance-maladie.

A quoi sert le marché des devises ?

Le marché des devises ou Forex permet d'échanger une devise contre une autre (Euro contre Dollar, Dollar contre Yen, etc.). Tout le monde comprend que cela est nécessaire pour assurer le commerce international. Avoir une monnaie unique reste illusoire de nos jours tant il existe des différences fondamentales entre les systèmes économiques, industriels et monétaires des différentes régions de notre monde.

Le Forex est surtout réputé pour être un marché où il y a le plus de transactions tous les jours. Beaucoup s'interrogent de l'intérêt du trading de devises car il n'y a pas vraiment de notion d'investissement sur des devises... Pourtant le trading s'avère indispensable pour ajuster les prix des différentes paires de devises. En effet, si vous connaissez le prix Euro contre Dollars et Dollar contre Yen, vous pouvez en déduire mathématiquement le prix Euro contre Yen. Grâce aux traders, ces prix s'ajustent naturellement. C'est ce qui s'appelle faire un arbitrage. Et plus le trading est rapide et instantané, et plus les prix s'ajustent rapidement à travers le monde entier. Ainsi, la forte liquidité du Forex permet d'avoir des prix relativement stables, avec un spread (différence entre prix d'achat et de vente) faible donc des coûts de change plus faibles, tout cela grâce au trading automatisé et rapide.

A quoi servent les produits dérivés ?

L'essentiel des transactions de la finance mondiale se passe aujourd'hui sur les marchés des produits dérivés. On appelle produit dérivé en finance tout contrat qui porte sur le prix d'échange d'un actif. On peut y mettre toutes les conditions imaginables dans ces contrats. Une option d'achat est un exemple de produit dérivé : l'acheteur de l'option d'achat a le droit (pas l'obligation) d'acheter un actif (exemple : une voiture) à un prix fixé et une date fixée au moment de l'achat de l'option.

Ces produits dérivés ont, eux aussi, un prix qui peut être déterminé par négociation de gré-à-gré (en direct hors bourse) ou par une bourse d'échange. Déterminer le prix d'un produit dérivé peut vite devenir un exercice extrêmement difficile, et la bourse est le meilleur moyen d'y parvenir.

Mais à quoi servent les produits dérivés ? Les intérêts des produits dérivés sont très nombreux, mais le principal est qu'il permet de transférer ou d'échanger des risques par rapport à des événements incertains. Par exemple, un agriculteur qui souhaite vendre sa récolte à un prix minimum, peu importe les conséquences météorologiques, pourra souscrire à une option de vente à prix fixé. Les produits dérivés sont aussi cachés derrière la plupart de nos mécanismes d'assurance, de prêt immobilier ou de mutuelles. Les produits dérivés sont aujourd'hui indispensables pour le fonctionnement de notre société basée sur la mutualisation et la couverture de risques.

Dans la finance, il y a des spéculateurs, c'est une évidence. Mais les spéculateurs existent parce qu'il existe en face une personne qui souhaite se couvrir d'un risque. C'est comme le fait qu'il faut toujours un vendeur devant chaque acheteur. Donc vouloir supprimer la spéculation, c'est aussi vouloir supprimer le besoin des gens de se couvrir d'un risque (à travers une assurance, une mutuelle ou des prix de ventes garantis).

Pourquoi n'interdit-on pas la spéculation sur certains actifs comme les matières premières ?

Comme expliqué précédemment, et aussi surprenant que cela puisse paraitre, la spéculation est nécessaire pour permettre aux producteurs de se couvrir face aux fluctuations très importantes sur les prix. Sans spéculateurs, les prix seraient bien plus instables, aussi étonnant que cela puisse paraitre. Aujourd'hui, la finance moderne a permis de dématérialiser les contrats et les échanges de risques. Cela a engendré une meilleure visibilité et stabilité sur les prix malgré les très nombreuses incertitudes qui peuvent peser sur les prix : offre et demande, évolutions technologiques, aléas météorologiques, événements politiques, etc.

Les produits dérivés jouent un rôle essentiel sur le marché des matières premières

Certains diraient que pour assurer une meilleure stabilité des prix et protéger les producteurs avec des prix minimums, il faudrait que l'Etat intervienne. Cependant, dans notre économie mondialisée avec des gouvernements tous différents, cela devient vite impossible. De plus, l'histoire a montré que libéraliser les échanges avait permis de réduire drastiquement les prix des matières premières mais aussi de l'énergie. Ce fût le cas notamment sur le marché de l'électricité au Royaume-Uni. Par contre, la finance n'est pas la seule composante dans la détermination des prix : c'est l'ensemble de la chaine de valeur, des acteurs de production et de transformation qui font l'essentiel du prix de la matière première. Le rôle de la finance n'est que d'ajuster ce prix en cohérence avec la demande, les risques anticipés et la concurrence.

Attention à ne pas tomber non plus dans l'excès de la libéralisation économique, et de ne pas croire qu'il s'agit de la solution miracle pour réduire les prix. Les exemples de l'éducation ou de la sécurité sociale montrent que ce n'est pas si évident. En fait, je crois qu'il ne faut pas tomber dans la caricature autour de la finance, et de ne pas croire qu'un seul modèle économique peut s'appliquer partout, pour tous les secteurs et tout le temps.

Pourquoi le trading haute fréquence n'est pas interdit ?

Acheter puis vendre le même actif à quelques millisecondes d'écart, cela peut paraitre surprenant voire inutile pour beaucoup de particuliers. C'est malheureusement une conséquence de la dématérialisation des échanges et donc de la très forte réduction des coûts de transaction. Si le trading haute fréquence existe, c'est surtout parce qu'il existe des opportunités ou des arbitrages à tout instant qui sont comblés par ces ordres de bourse ultra rapides.

En effet, à chaque nouvelle information, des ajustements dans les portefeuilles sont faits suite à une réactualisation des risques. De même, à chaque changement de prix d'un actif, des ajustements sont faits sur les produits dérivés (et inversement). Tout comme à chaque changement de prix sur plusieurs paires de devises, des arbitrages sont réalisés dans l'instant d'après pour ajuster les prix des autres paires de devises déduites. Je vous invite d'ailleurs à relire mon billet sur les opportunités sur les marchés boursiers et pourquoi elles ne durent jamais longtemps. La quasi-instantanéité des échanges financiers assure que les prix sont les mieux déterminés avec l'information disponible à chaque instant, dans le monde entier.

Le trading haute fréquence atteint presque les limites des lois de la physique

Attention, cela ne veut pas dire qu'il n'y a jamais d'abus. En effet, cette automatisation excessive des échanges peut conduire, au contraire, à des phénomènes étranges (qui sont censés ne plus apparaitre avec l'efficience des marchés !) comme des krachs boursiers éphémères, etc. Comme quoi, il n'existe pas de solution parfaite et les mécanismes de la bourse conservent toujours des parts de mystère...

Enfin, je rappelle que le trading est, mathématiquement et réellement, un jeu à somme nulle : les gains des uns se font sur les pertes des autres. Il ne faut pas confondre trading (faire de l'argent sur de l'achat et vente) et l'investissement long terme (faire de l'argent grâce aux dividendes ou à la création de valeur à travers la valorisation des actifs).

Si vous souhaitez en savoir un peu plus et de manière simple, je vous invite à lire cet interview très intéressante sur le trading haute fréquence.

Conclusion

J'ai bien conscience que cet article simplifié et résumé fera bondir certaines personnes. Néanmoins, ma volonté est de casser les préjugés et de vous inciter à vous renseigner sur les mécanismes du monde de la finance moderne, pourquoi nous en sommes arrivés là et quelles pourraient être les solutions (qui sont loin d'être simplistes) pour améliorer la situation actuelle.

Ce ne sont pas les croyances et les idéologies qui nous feront progresser mais plutôt la rationnalité, l'analyse, le débat et l'expérience de l'histoire.

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