Le saviez-vous : pourquoi les banques en ligne demandent un revenu mensuel ou une épargne minimum ?

Bien souvent, les banques en lignes exigent un revenu minimum ou une épargne minimale

La plupart des banques en ligne exigent de ses clients un niveau d'épargne minimum (par exemple : 5 000 euros d'épargne sur un compte) ou alors un revenu mensuel minimum (par exemple : un flux positif de trésorerie d'au moins 3 000 euros tous les mois). Cette pratique présente plusieurs intérêts pour la banque et cela lui permet généralement de couvrir l'ensemble de ses frais.

La première est de générer de l'encours net pour la banque. Si les frais de gestion et de tenue de compte sont généralement gratuits pour une banque en ligne, cette dernière va quand même réussir à gagner de l'argent grâce à cet encours net positif : en effet, la banque peut utiliser cet argent disponible pour investir, le prêter et le valoriser. Vous allez me dire que parfois l'argent ne reste pas longtemps : de nombreux particuliers font juste un virement mensuel de leur salaire puis déplace cet argent vers leur banque principale. Malgré tout, même si l'argent ne reste que quelques jours sur votre compte en banque, sur des millions de clients cela représente plusieurs milliards d'euros à valoriser chaque jour. C'est pour cet avantage principalement que certaines banques exigent la domiciliation du salaire sur le compte.

De plus, en mettant cette contrainte de domiciliation du salaire, les banques s'assurent d'avoir des clients un minimum actifs et qui ne viennent pas uniquement pour profiter de la prime de parrainage. Avoir des clients actfis augmentent la probabilité qu'ils souscrivent à des services facultatifs et plus rentables pour la banque, comme un prêt immobilier, une assurance ou des paiements internationaux.

Voici un comparatif des exigences des différentes banques en ligne. Il suffit généralement de remplir une seule condition (soit un flux mensuel positif, soit un encours minimum).

Comparatif des exigences des différentes banques en ligne

Comme vous pouvez le constater, contrairement aux idées reçues, il n'est pas nécessaire d'être riche pour prétendre à une banque en ligne. Monabanq est aujourd'hui la banque la moins contraignante en termes de revenus et d'épargne. Personnellement, j'utilise Fortuneo qui n'est pas très contraignante et qui offre un des meilleurs services (voir mon comparatif 2019 des meilleures banques en ligne). En ce moment, vous pouvez profiter de 130 euros offerts (et même 150 euros si vous ouvrez une assurance-vie) avec mon code parrain 12644521, au lieu des 80 euros si vous n'avez pas de parrain.

Sachez qu'il est aussi parfois possible d'ouvrir un compte sans remplir les conditions de revenus ou d'épargne, mais vous devrez dans ce cas payer un forfait tous les mois. Par exemple, chez ING Direct, sans aucune condition de revenus, vous pouvez avoir un compte courant au prix de 5 euros par mois. Cela reste inférieur à la moyenne appliquée par les banques traditionnelles.

Pour plus de renseignements sur les banques (notamment les banques en ligne), je vous invite à parcourir l'ensemble de mes articles qui y sont consacrés.

Les différents cas de déblocage anticipé pour le PEE et PERCO

Les PEE et PERCO sont des épargnes pour le très long terme

Si vous faites partie des chanceux qui peuvent investir une partie de leurs économies dans un PEE (Plan Epargne Entreprise) et PERCO (Plan d'Epargne Retraite COllectif), alors je vous conseille très vivement de profiter de ces plans d'épargne à la fiscalité avantageuse et qui bénéficient souvent d'abondement de la part de l'employeur. Je vous invite à lire mon article sur l'intérêt du PEE et PERCO ainsi que mon retour d'expérience personnel.

Beaucoup sont réticents face au PEE ou PERCO car ils pensent qu'ils ne reverront pas leurs économies de si tôt... En effet, l'argent placé sur ces plans n'est plus accessible facilement. S'il est vrai que ces épargnes sont destinées principalement à du placement long terme, il existe néanmoins de nombreuses situations exceptionnelles qui permettent un déblocage anticipé de l'épargne, le tout sans perdre les avantages fiscaux de ces enveloppes ! Pour cela, il faut généralement remplir un formulaire et transmettre les justificatifs au service bancaire qui gère votre PEE ou PERCO.

Le tableau suivant récapitule les différents cas de déblocage anticipé pour ces plans d'épargne PEE et PERCO :

Les différents cas de déblocage anticipé pour le PEE et PERCO

Comme vous pouvez le constater, le PEE est largement plus flexible que le PERCO. De nombreux événements permettent un déblocage anticipé, que ce soit un mariage ou une naissance. Par contre, il est beaucoup plus difficile de retirer son épargne du PERCO avant la retraite.

Comment choisir entre PEE et PERCO ?

Si vous devez privilégiez une épargne plutôt qu'une autre, le choix vers le PEE semble naturel vu sa plus grande flexibilité. Néanmoins, la plupart du temps, le PERCO offre de meilleurs abondements de la part de l'employeur et parfois de meilleurs supports d'investissements. Ainsi, il est préférable de mixer entre PEE et PERCO pour maximiser les abondements et diversifier vos placements.

Profitez-en car dans la grande majorité des cas, les frais de gestion et de passage d'ordre dans un PEE et PERCO est entièrement gratuit car pris en charge par l'employeur ! Cet avantage non négligeable fait de l'épargne salariale un excellent moyen de faire fructifier son argent.

Enfin, sachez que le gouvernement réflechit régulièrement à modifier les cas de déblocage anticipé et que la tendance est plutôt à assouplir les règles afin que les épargnants puissent utiliser plus facilement leur épargne pour consommer.

Rien ne sert de beaucoup investir, il faut partir à point !

Rien ne sert de beaucoup investir, il faut partir à point dans ses investissements !

Certains particuliers pensent que leur argent ne mérite pas d'être investi au-delà du livret A et des fonds en euros d'assurance-vie, car ils estiment que leur capacité d'épargne est trop faible. C'est malheureusement bien dommage car peu importe la taille de votre épargne, c'est le fait de bien investir qui va s'avérer le plus important sur le long terme.

Les intérêts produisent des intérêts

Voici une citation soi-disant d'Albert Einstein (mais cela reste à vérifier car les sources sont manquantes à ce sujet) qui reflète bien l'importance de bien investir et sur le long terme : les intérêts composés sont la plus grande force dans tout l'Univers. En effet, l'argent placé va générer des intérêts chaque année, en fonction du rendement de votre placement, et ses intérêts vont produire les années suivantes de nouveaux intérêts. Et ainsi de suite comme un effet boule de neige. Cet effet boule de neige sera d'autant plus rapide et puissant que le taux du rendement est élevé.

Ainsi, ce n'est pas la mise de départ qui va accélérer cet effet boule neige mais plutôt le rendement moyen de vos placements. Voici une illustration très simple pour comprendre ce phénomène : ces deux courbes comparent un investissement de 20 000 euros à 0,75 % (taux du livret A actuellement en vigueur) et de 10 000 euros à 6 % (rendement moyen des actions ces dernières décennies, dividendes compris), sur un horizon de 20 ans.

Evolution de deux épargnes avec des rendements différents

Le résultat est sans appel : même en partant avec une épargne deux fois plus faible, au bout de quelques années, le montant investi devient vite bien plus important qu'une grande épargne mal investie.

Investir son argent le plus tôt possible pour en profiter au maximum plus tard

La clé du succès dans l'investissement réside principalement dans deux facteurs : le rendement moyen et la durée de placement. L'épargne initiale ne devrait pas être un facteur pris en compte dans votre stratégie de placement si vous visez le long terme : toute épargne (supérieure à 1 000 euros pour absorber les frais fixes) mérite d'être investie sur des supports dynamiques. Le rendement est un facteur difficile à maitriser, mais en jouant sur la diversification (fonds euros, trackers MSCI World, trackers small caps, fonds immobilier, etc.), vous atteindrez sans problème au moins 5 % de rendement net annuel.

La paramètre le plus simple à ajuster est la durée de placement : il n'y a pas photo, il faut investir le plus longtemps possible. Et si vous souhaitez en profiter avant votre mort, il faut démarrer le plus tôt possible. Et comme je vous l'ai déjà expliqué dans un précédent billet, faire des économies sans sacrifie pour mieux épargner est à la portée de tout le monde. Vous pouvez même démarrer par la méthode des gains de parrainage pour vous constituer une première petite épargne.

Néanmoins, il faut rester réaliste : vous ne deviendrez pas millionaire en investissant que 100 euros par mois. Il est très facile de calculer avec un tableur combien vous rapportera votre épargne sur le long terme. A titre d'illustration, j'ai calculé qu'avec 100 euros par mois avec un rendement annuel de 6 %, vous serez millionnaires au bout de 69 ans d'épargne, contre 42 ans avec 500 euros par mois et 31 ans avec 1 000 euros par mois. Donc même si votre épargne ne vous rendra pas riche dans quelques années, bien l'investir vous permettra quand même d'en profiter pour un voyage ou de beaux cadeaux !

Alors n'attendez plus et n'oubliez pas que rien ne sert de beaucoup investir, il faut partir à point !

Pourquoi le PEA Jeunes va être un échec ?

Le PEA Jeunes s'adresse aux 18-25 ans encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents

Depuis cet été 2019, le PEA Jeunes est opérationnel suite à la mise en oeuvre de la loi Pacte. Le décret publié le 24 août 2019 va permettre, en théorie, à des milliers de jeunes de profiter de l'enveloppe fiscale très avantageuse du PEA dès leurs 18 ans, même si le foyer fiscal possède déjà deux PEA. En réalité, tout porte à croire que le PEA Jeunes va être encore un nouvel échec, tout comme l'a été malheureusement le PEA-PME.

Comment fonctionne le PEA Jeunes ?

Le PEA classique (tout comme le PEA-PME) est normalement accessible dès 18 ans mais limité à deux par foyer fiscal, soit généralement un pour chaque parent. Le PEA Jeunes permet de combler un manque quand il y a des enfants majeurs toujours rattachés au foyer fiscal. En effet, désormais, chaque enfant majeur rattaché au foyer fiscal peut ouvrir un PEA Jeunes.

Son fonctionnement est totalement identique au PEA sauf que le plafond des versement est limités à 20 000 euros seulement. Sinon, les produits éligibles, le fonctionnement et surtout la fiscalité sont la même.

Le point fort du PEA Jeunes est qu'il est automatiquement transformé en PEA classique avec son ancienneté si l'enfant atteint les 26 ans ou s'il quitte le foyer fiscal. Cela est donc utile pour prendre date sur le PEA de vos enfants dès leur majorité, en les gardant dans votre foyer fiscal.

Pourquoi l'intérêt du PEA Jeunes est très limité ?

En pratique, l'intérêt du PEA Jeunes est très limité. Il ne permet pas de contourner les contraintes du PEA classique : pas d'accès à l'immobilier, ni les obligations, il faut toujours 5 ans d'ancienneté pour bénéficier des avantages fiscaux, etc. Selon moi, c'est encore un nouveau dispositif d'épargne qui rajoute de la complexité au système déjà très lourd, et qui n'apporte aucune évolution majeure.

Et pour les parents qui souhaiteraient utiliser le PEA Jeunes comme moyen de détournement pour investir plus d'argent que les plafonds actuels : le gouvernement a prévu le coup, et donc le plafond total des versements de tous les PEA, PEA-PME et PEA Jeunes du foyer fiscal ne pourra pas dépasser les 450 000 euros pour un foyer fiscal, soit déjà l'équivalent de deux PEA et de deux PEA-PME.

Enfin, aujourd'hui, nombreux sont les épargnants à ignorer la règle des deux PEA et deux PEA-PME par foyer fiscal. Je connais beaucoup de personnes qui ont des PEA ouverts au nom de leurs enfants, alors qu'ils sont toujours rattachés à leur foyer fiscal. Comme il y a peu de contrôle et que les banques sont peu regardantes (elles ont tout à gagner à faire ouvrir de nombreux PEA), de nombreuses familles ne vont même pas s'intéresser à ce nouveau dispositif.

Le futur échec du PEA Jeunes

Tout comme le PEA-PME en 2014, tout porte à croire que le PEA Jeunes sera un nouvel échec pour le gouvernement qui tente en vain de relancer l'investissement des particuliers dans les entreprises. Le peu de nouveautés et d'avantages font que le PEA Jeunes reste très peu attractif en l'état, et est réservé à une proportion très limitée d'épargnants (les enfants majeurs rattachés à des foyers fiscaux possédant déjà des PEA)...

Autre problème de taille : aujourd'hui, encore peu de banques proposent un PEA Jeunes. Elles estiment à juste titre que c'est loin d'être un produit phare qui va leur attirer et fidéliser de la clientèle. Si aucun objectif chiffré n'a été donné par le gouvernement, je pense qu'il ne devrait pas avoir plus d'ouvertures de PEA Jeunes que de PEA-PME en 2014, et pourtant le record à battre était déjà bien bas à l'époque...

Le PEA Jeunes ne propose malheureusement pas assez d'avantages pour être un succès

Le gouvernement n'a décidemment toujours pas trouvé la bonne formule pour attirer l'épargne des Français vers les placements plus risqués (et aussi plus rentables sur le long terme). Et si la clé du succès résidait dans l'information et la formation ?

Loi Pacte : quels sont tous les changements pour vos PEA et PEA-PME ?

La loi Pacte a apporté de nombreux changements mineurs positifs pour vos PEA et PEA-PME

Depuis le 24 mai 2019, de nouveaux dispositifs issus de la loi Pacte s'appliquent désormais sur tous les PEA et PEA-PME, même ceux qui ont été ouverts avant ces changements. Voici une liste exhaustive de tous les changements qui impactent directement le PEA et le PEA-PME.

  • Le plafond de versements du PEA-PME est relevé à 225 000 euros (le plafond de versements du PEA restant fixé à 150 000 euros) mais le total des versements effectués sur un PEA et un PEA-PME par un même titulaire ne peut excéder 225 000 euros.
    • En résumé, si votre PEA est déjà plein en termes de versements, cela ne change rien pour vous. Sinon, vous avez la possibilité de verser beaucoup plus sur le PEA-PME. Mais ce support d'investissement étant déjà très contraignant, très peu de particuliers vont profiter de ce changement...
  • Les retraits partiels sur un PEA ou un PEA-PME de plus de 5 ans sont désormais possibles.
    • C'est le gros avantage apporté par la loi Pacte. Désormais, il n'est plus nécessaire d'attendre 8 ans pour retirer une partie de son argent d'un PEA ou PEA-PME. Et vous pouvez ensuite continuer à verser de l'argent, dans la limite du plafond.
  • Les retraits partiels sur un PEA ou un PEA-PME de moins de 5 ans sont possibles sans clôture du plan, uniquement pour les raisons suivantes : licenciement, invalidité ou mise à la retraite anticipée du titulaire ou de son conjoint.
    • Néanmoins, les gains retirés sont imposés au taux forfaitaire unique de 30 %, donc vous perdez l'avantage fiscal, dans le cas où vous retirez de l'argent avant 5 ans.
  • Les personnes majeures rattachées à un foyer fiscal peuvent ouvrir un PEA, appelés PEA Jeunes. Je vous en parlerai dans un prochain billet.
  • De nouveaux produits sont éligibles au PEA-PME : les obligations à taux fixe et les minibons offerts sur les plateformes de financement participatifs, les titres de sociétés cotées dont la capitalisation boursière n’aura pas dépassée 1 milliard d’euros à la clôture d’au moins un des quatre exercices précédents l’acquisition et les obligation remboursables en actions non cotées.
    • Cela va peut-être ajouter un peu d'attrait au PEA-PME. Mais encore faut-il avoir une banque ou un broker qui propose ces produits facilement et sans frais élevés...
Comme vous pouvez le constater, les changements apportés sont relativement mineurs mais tous positifs pour l'épargnant. C'est donc déjà ça de gagner ! Mais on peut regretter, une fois encore, le manque d'audace et d'ambition dans les réformes du gouvernement pour favoriser et dynamiser l'épargne risquée.

L'effet beta slipping (ou beta slippage) expliqué mathématiquement

L'effet beta slipping provoque la baisse à long terme des trackers à effet de levier

L'effet beta slipping (parfois appelé beta slippage) est le phénomène qui explique pourquoi les trackers ETF à effet multiplicateur baissent sur le long terme. Ceci est valable pour les trackers à effet de levier et aussi les trackers baissiers.

Il existe différentes explications économiques et financières pour comprendre ce phénomène. Mais je trouve que l'explication la plus implacable et claire reste encore sa démonstration mathématique. Pour comprendre cela, prenons la situation simple où un tracker ETF suit un indice pendant 2 jours avec un coefficient multiplicateur k. Ainsi, si l'indice performe de 2 % un jour, alors l'ETF performe de 2k % le même jour, avec potentiellement une valeur négative pour k (pour les trackers baissiers). On définit alors les notations suivantes :
  • CACJ : la valeur de l'indice le jour J
  • CACJ+2 : la valeur de l'indice le jour J+2
  • ETFJ : la valeur du tracker ETF le jour J
  • ETFJ+2 : la valeur du tracker ETF le jour J+2
  • k : le coefficient multiplicateur du tracker (exemple : k=2 si l'ETF a un effet de levier 2, k=-1 si l'ETF est baissier sans effet de levier)
  • x : la variation de l'indice en pourcentage à J+1
  • y : la variation de l'indice en pourcentage à J+2
Avec ces notations, voici une démonstration mathématique rapide du phénomène beta slipping :

Démonstration mathématique de l'effet beta slipping (ou slippage)

Ainsi, sauf si l'indice ne subit aucune variation tous les jours, votre tracker ETF à effet de levier ou baissier va sous-performer son indice sur le long terme, et cela sera accentué si la volatilité est importante sur l'indice. Seul un tracker ETF sans effet de levier et non-baissier (donc un tracker qui suit parfaitement son indice) ne subira aucunement cet effet beta slippage.

Pour illustrer ce phénomène, vous pouvez regarder ci-dessous l'évolution sur 5 ans du tracker AMUNDI ETF SHORT CAC 40 DAILY UCITS ETF (FR0010717124) qui réplique l'opposé des performances journalières du CAC 40. La chute est de -50 % alors que le CAC 40 a eu une hausse de seulement +37 % sur la même période : contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, le fonds ETF n'a pas fait -37 %, mais bien pire à cause de l'effet beta slipping ou beta slippage.

Performance sur 5 ans d'un fonds ETF short sur le CAC 40 (effet de levier -1)

En conclusion, soyez prudent avec les trackers à effet de levier et les trackers baissiers : à long terme, l'effet beta slipping provoque leur chute inévitable. Ce sont donc des produits spéculatifs et court terme, réservés à des traders joueurs...